Qu’est-ce que le SPM?
Les symptômes les plus fréquents du SPM comprennent : Le SPM dure généralement jusqu’aux premiers jours des règles.

Qu’est-ce que le SPM ? Symptômes, causes et quand consulter
Le syndrome prémenstruel, ou SPM, désigne un ensemble de symptômes physiques et émotionnels qui apparaissent après l’ovulation et avant le début des règles. Chez certaines personnes, le SPM se manifeste par de légers ballonnements ou de l’irritabilité. Chez d’autres, il peut avoir un impact sur le sommeil, l’humeur, la concentration, le travail et les relations.
La bonne nouvelle, c’est que le SPM est fréquent, qu’il peut être pris en charge, et qu’il devient plus facile à gérer lorsqu’on comprend mieux son propre schéma de symptômes.
Réponse rapide : qu’est-ce que le SPM ?
Le SPM correspond à un ensemble de symptômes qui apparaissent généralement dans la semaine ou les deux semaines qui précèdent les règles et qui s’atténuent au cours des premiers jours du saignement. Ces symptômes peuvent être physiques, émotionnels, ou les deux à la fois.
Les symptômes les plus fréquents du SPM comprennent :
- ballonnements
- sensibilité des seins
- maux de tête
- crampes
- fatigue
- envies alimentaires
- irritabilité
- baisse de moral
- anxiété
- sautes d’humeur
- troubles du sommeil
- difficultés de concentration
Un élément clé, c’est le moment où les symptômes apparaissent : le SPM suit un schéma mensuel répétitif et s’améliore généralement une fois les règles commencées.
Quand commencent les symptômes du SPM ?
Les symptômes du SPM commencent généralement après l’ovulation, pendant la phase lutéale du cycle menstruel. Pour beaucoup de personnes, cela signifie qu’ils apparaissent environ 5 à 14 jours avant les règles.
Certains mois, les symptômes peuvent commencer plus tôt, durer plus longtemps ou sembler plus intenses que d’habitude. Cela ne veut pas forcément dire qu’il y a un problème, mais repérer un schéma clair reste important.
Combien de temps dure le SPM ?
Le SPM dure généralement jusqu’aux premiers jours des règles. Beaucoup de personnes constatent une amélioration dès le début du saignement.
Si les symptômes persistent pendant une grande partie du mois, ne s’améliorent pas au début des règles, ou paraissent imprévisibles plutôt que cycliques, il peut être utile d’en parler avec un professionnel de santé. Il peut s’agir d’un SPM, mais aussi d’un TDPM, d’une PME, de la périménopause, de troubles thyroïdiens, d’anxiété, de dépression, du syndrome de l’intestin irritable, ou d’une autre affection présentant des symptômes proches de ceux du SPM.
Qui peut avoir un SPM ?
Le SPM peut toucher toute personne qui a ses règles. Beaucoup de personnes ressentent au moins quelques symptômes prémenstruels au cours de leurs années de fertilité, mais leur intensité varie énormément d’une personne à l’autre.
Pour certaines, le SPM est une gêne mensuelle. Pour d’autres, il peut réellement perturber le quotidien. Les symptômes peuvent aussi évoluer avec le temps, notamment à la fin de la trentaine et dans la quarantaine, lorsque les variations hormonales deviennent moins prévisibles à l’approche de la ménopause.
Symptômes fréquents du SPM
Les symptômes du SPM sont souvent regroupés en deux grandes catégories : les symptômes physiques et les symptômes émotionnels.
Symptômes physiques
- ballonnements ou sensation de gonflement
- sensibilité des seins
- maux de tête
- crampes ou inconfort pelvien
- mal de dos
- fatigue
- envies alimentaires ou changements d’appétit
- constipation ou diarrhée
- poussées d’acné
- prise de poids temporaire liée à la rétention d’eau
Symptômes émotionnels et comportementaux
- irritabilité
- tristesse ou envie de pleurer
- tension ou anxiété
- sautes d’humeur
- baisse de motivation
- difficultés de concentration
- repli sur soi
- troubles du sommeil
- hypersensibilité émotionnelle
Il n’est pas nécessaire d’avoir tous les symptômes pour souffrir de SPM. La plupart des personnes n’en ressentent que quelques-uns, et ils peuvent varier d’un mois à l’autre.
Quelles sont les causes du SPM ?
Il n’existe pas une cause unique et clairement établie du SPM, mais les chercheurs pensent qu’il est lié aux variations hormonales normales au cours du cycle menstruel et à la façon dont ces changements influencent le cerveau et le corps.
Après l’ovulation, les taux d’œstrogènes et de progestérone évoluent. Chez les personnes concernées par le SPM, le problème n’est pas forcément que les hormones sont “anormales”, mais plutôt que l’organisme pourrait être plus sensible à ces variations hormonales normales. Les substances chimiques du cerveau impliquées dans la régulation de l’humeur, notamment la sérotonine, pourraient également jouer un rôle.
C’est pour cette raison que le SPM peut toucher à la fois le corps et l’état émotionnel.
Qu’est-ce qui peut aggraver le SPM ?
Plusieurs facteurs peuvent rendre les symptômes du SPM plus difficiles à gérer ou plus marqués, notamment :
- un niveau de stress élevé
- un mauvais sommeil
- le tabac
- une consommation excessive d’alcool
- une dépression ou une anxiété préexistante
- l’approche de la périménopause
Cela ne veut pas dire que ces facteurs “provoquent” à eux seuls le SPM. En revanche, ils peuvent intensifier les symptômes ou rendre leur gestion plus difficile.
Comment savoir si vous avez un SPM ?
Il n’existe pas de test biologique unique permettant de diagnostiquer le SPM. Le diagnostic repose généralement d’abord sur le suivi des symptômes.
Le professionnel de santé cherchera en général à repérer un schéma répétitif, par exemple :
- des symptômes qui apparaissent dans les jours précédant les règles
- des symptômes qui s’atténuent dans les jours suivant le début des règles
- le même schéma qui se répète sur au moins plusieurs cycles
- des symptômes qui ont un impact notable sur la vie quotidienne
Un journal de symptômes est l’un des outils les plus utiles. Il peut être utile de noter :
- quand les symptômes commencent
- quand ils sont les plus intenses
- quand ils disparaissent
- quels symptômes apparaissent
- à quel point ils sont forts
- s’ils affectent le travail, les études, le sommeil ou les relations
Quelle est la différence entre le SPM et le TDPM ?
Le SPM et le TDPM surviennent tous deux avant les règles, mais le TDPM est beaucoup plus sévère et a un impact bien plus important sur le bien-être émotionnel et le fonctionnement au quotidien. Le SPM peut inclure des changements d’humeur, de l’irritabilité, des ballonnements, de la fatigue et des maux de tête.
Le TDPM peut en revanche entraîner de manière beaucoup plus marquée :
- une irritabilité sévère ou de la colère
- une anxiété intense
- une dépression marquée ou un sentiment de désespoir
- le sentiment d’être complètement dépassée
- des symptômes de panique
- des répercussions importantes sur le travail, les études ou les relations
Si les symptômes émotionnels semblent extrêmes, invalidants, ou s’accompagnent d’un sentiment de désespoir ou de pensées suicidaires, cela dépasse une simple “mauvaise semaine de SPM” et nécessite une prise en charge médicale. Voici une page dédiée qui explique plus en détail le trouble dysphorique prémenstruel, ainsi que notre quiz dédié au TDPM.
Comment mieux gérer le SPM
La plupart des personnes ont besoin de combiner plusieurs approches plutôt que de chercher une solution unique “parfaite”. Une bonne section généraliste ici doit rester accessible et orienter les lectrices vers des pages Belle plus détaillées sur les compléments, les approches naturelles ou des symptômes précis.
1. Les bases du mode de vie
Commencez par les fondamentaux qui aident régulièrement beaucoup de personnes :
- une activité physique régulière
- un sommeil suffisant
- des repas équilibrés
- des repas plus petits et réguliers si les envies alimentaires ou les ballonnements sont un problème
- la réduction du stress grâce à des exercices de respiration, au yoga, au journaling ou à la pleine conscience
2. Le soulagement des symptômes sans ordonnance
Selon vos symptômes, certaines personnes utilisent des antidouleurs en vente libre contre les crampes, les maux de tête ou les douleurs lombaires. Il est préférable d’en parler avec un pharmacien ou un professionnel de santé si les symptômes sont fréquents, intenses, ou si vous avez d’autres problèmes de santé.
3. Le soutien psychologique
Si les symptômes liés à l’humeur prennent beaucoup de place, la TCC (thérapie cognitivo-comportementale) peut aider à mieux gérer les symptômes, à développer des stratégies d’adaptation et à limiter l’impact sur la vie quotidienne.
4. Le traitement médical
Si les changements de mode de vie ne suffisent pas, un professionnel de santé peut envisager avec vous :
- une contraception hormonale
- des antidépresseurs comme les ISRS
- d’autres options ciblées selon vos symptômes principaux
- voir aussi : Des solutions naturelles pour soulager les symptômes du SPM
Quand faut-il consulter pour le SPM ?
Prenez rendez-vous avec un professionnel de santé si :
- le SPM affecte le travail, les études, le sommeil ou les relations
- les symptômes s’aggravent avec le temps
- les symptômes émotionnels semblent très intenses
- vous ne savez pas s’il s’agit d’un SPM, d’un TDPM, d’une grossesse, de la périménopause ou d’une autre affection
- les symptômes ne s’améliorent pas après le début des règles
- les solutions sans ordonnance ou les changements de mode de vie ne suffisent pas
Cherchez une aide urgente immédiatement si vous avez des pensées suicidaires ou si vous ne vous sentez pas en sécurité.
Et si c’était autre chose ?
Le SPM peut se superposer à d’autres troubles, c’est pourquoi le moment d’apparition des symptômes est si important.
Il peut être utile d’explorer d’autres pistes si :
- les symptômes sont présents tout au long du mois, et pas seulement avant les règles
- les symptômes apparaissent en cas de retard de règles
- vous êtes à la fin de la trentaine ou dans la quarantaine et vos cycles changent
- les symptômes digestifs dominent
- les symptômes liés à l’humeur deviennent sévères et invalidants
- “SPM ou symptômes de grossesse”
- “comment les hormones influencent le SPM”
En résumé
Le SPM, ce n’est pas “juste être de mauvaise humeur”. C’est un véritable schéma cyclique de symptômes qui apparaît après l’ovulation et avant les règles. Pour beaucoup de personnes, il peut être mieux géré grâce à l’information, au suivi des symptômes, aux ajustements du mode de vie et à une prise en charge adaptée. Si les symptômes sont intenses ou perturbants, vous n’avez pas à traverser cela seule.
FAQ
Quand commencent les symptômes du SPM ?
Les symptômes du SPM commencent généralement après l’ovulation, souvent 5 à 14 jours avant les règles.
Le SPM peut-il durer 10 jours ?
Oui. Le SPM peut commencer jusqu’à environ deux semaines avant les règles, donc une période de 10 jours est tout à fait possible. Ce qui compte surtout, c’est de savoir si les symptômes suivent un schéma cyclique clair et s’améliorent lorsque les règles commencent.
Comment savoir si c’est un SPM ou un TDPM ?
La principale différence, c’est l’intensité des symptômes et leur impact sur le quotidien. Le TDPM provoque des symptômes émotionnels beaucoup plus marqués et peut sérieusement perturber la vie de tous les jours, les relations et le travail.
Le SPM est-il plus fort dans la trentaine ou la quarantaine ?
C’est possible. Les symptômes du SPM peuvent sembler plus marqués à la fin de la trentaine et dans la quarantaine, à mesure que l’on approche de la périménopause et que les variations hormonales deviennent moins prévisibles.
Qu’est-ce qui aggrave le SPM ?
Le stress, le manque de sommeil, l’alcool, le tabac, ainsi qu’une anxiété ou une dépression sous-jacente, peuvent rendre les symptômes du SPM plus difficiles à vivre.
Quand devrais-je consulter pour le SPM ?
Consultez si les symptômes perturbent votre quotidien, s’aggravent, ne s’améliorent pas après le début des règles, ou vous font craindre qu’il puisse s’agir d’un TDPM ou d’une autre affection.