Comment diagnostiquer un SOPK ? Examens, critères et étapes
Le diagnostic du SOPK repose sur un ensemble de signes, d’analyses et parfois d’imagerie. Il n’existe pas un seul test unique.

Pour diagnostiquer un SOPK, un médecin recherche généralement une combinaison de signes : excès d’androgènes, ovulation irrégulière et aspect polykystique des ovaires ou marqueurs équivalents selon le contexte. Il faut aussi exclure d’autres causes possibles, car plusieurs troubles hormonaux peuvent imiter le SOPK.
Il n’existe pas un test unique qui confirme le SOPK à lui seul. Le diagnostic est clinique et biologique : il part de vos symptômes, de l’histoire de vos cycles, d’un examen médical, d’analyses sanguines et parfois d’une échographie.
Réponse rapide : quels critères sont utilisés ?
Chez l’adulte, les recommandations internationales utilisent une approche proche des critères de Rotterdam : au moins deux éléments sont recherchés après exclusion des autres causes. Ces éléments sont l’hyperandrogénie clinique ou biologique, l’irrégularité de l’ovulation, et l’aspect polykystique des ovaires à l’échographie. Les recommandations 2023 indiquent aussi que l’AMH peut parfois remplacer l’échographie chez l’adulte, mais pas chez l’adolescente.
Étape 1 : l’histoire des cycles et des symptômes
Le médecin vous demandera souvent l’âge des premières règles, la durée habituelle de vos cycles, le nombre de règles par an, les changements récents, les traitements en cours, la contraception, les antécédents familiaux, les symptômes cutanés, la pilosité, la chute de cheveux, le poids, le sommeil, l’humeur et les projets de grossesse.
Un suivi de cycle peut être très utile avant le rendez-vous. Notez les dates des règles, les saignements inhabituels, l’acné, les douleurs, les symptômes prémenstruels et les signes d’ovulation. Ces données ne posent pas le diagnostic seules, mais elles rendent la consultation plus précise.
Étape 2 : les analyses sanguines
Les analyses peuvent mesurer les androgènes, comme la testostérone, et aider à chercher d’autres causes. Selon la situation, le médecin peut aussi demander une TSH pour la thyroïde, la prolactine, des marqueurs de métabolisme comme la glycémie ou l’HbA1c, les lipides, ou d’autres examens hormonaux. Le but n’est pas seulement de confirmer le SOPK : il est aussi de ne pas manquer une autre explication.
Étape 3 : échographie ou AMH selon le cas
L’échographie peut montrer un aspect polykystique des ovaires, mais ce résultat ne suffit pas à lui seul. À l’inverse, l’absence de cet aspect n’exclut pas toujours le SOPK si les autres critères sont présents. Chez les adolescentes, l’échographie est interprétée avec beaucoup de prudence, car les cycles irréguliers et l’aspect ovarien peuvent encore évoluer.
Pourquoi exclure d’autres causes ?
Une pilosité importante, de l’acné, une aménorrhée ou des cycles très longs peuvent aussi être liés à un trouble thyroïdien, une prolactine élevée, une hyperplasie congénitale des surrénales, certains médicaments ou, plus rarement, une tumeur sécrétant des androgènes. Un changement brutal ou très rapide doit être évalué rapidement.
Après le diagnostic
Le diagnostic doit mener à un plan adapté à vos priorités : régulariser les saignements, traiter l’acné ou l’hirsutisme, soutenir la fertilité, évaluer le métabolisme, protéger l’endomètre et prendre en compte la santé mentale. Un questionnaire en ligne peut préparer la discussion, mais seul un professionnel de santé peut poser le diagnostic.
Sources
- 2023 International Evidence-Based Guideline for PCOS
- Recommendations from the 2023 PCOS guideline
- OMS : syndrome des ovaires polykystiques
Un test sanguin suffit-il à diagnostiquer le SOPK ?
Non. Les analyses sont importantes, mais elles sont interprétées avec les symptômes, les cycles, l’âge, les traitements et parfois l’échographie.
L’échographie est-elle obligatoire ?
Pas toujours. Chez certaines adultes, l’AMH peut être utilisée selon les recommandations et le contexte clinique. Chez les adolescentes, l’imagerie est interprétée avec prudence.